S’écrire

Mis en avant

L’autoportrait. Quelle tâche compliquée.

Commençons déjà par le factuel, le curriculum vitae : Florelle Udrisard, vingt quatre ans, universitaire, Suisse. Enfin, binationale, suisse et française ou disons plutôt, valaisanne-bretonne. Le plus facile est fait. Continuons.

Je vis à Genève, pour mes études. Sans vouloir jouer la carte de la Valaisanne amourachée de ses montagnes, je retourne inlassablement le week-end vers les Alpes, notamment pour profiter du soleil, qui, avouons-le, se montre parfois un peu timide au bout du lac. En parlant de météo, j’affirmerai par contre qu’il ne pleut pas tant que ça en Bretagne. C’est comme ça, quand on vient de deux régions particulièrement fières de leur patrimoine, on finit par les vanter à son tour.

Bavarde et ouverte, j’apprécie particulièrement le contact avec les autres, que je les connaisse ou non d’ailleurs. Dynamique et généralement optimiste, je taquine facilement. Je compense avec une bonne dose d’autodérision, ce qui me semble d’ailleurs nécessaire lorsque l’on vient du Valais. Car les stéréotypes qui collent à la peau de mes compatriotes pleuvent, mais me font sincèrement rire. Pourtant, rien n’est plus déstabilisant que de rencontrer quelqu’un qui y croit vraiment.

C’est pourquoi, bien que généralement plus intéressée par les relations internationales, je m’apprête à regarder vers le Valais à travers ce blog. Le dépeindre, dans toute sa diversité, sans parler de vaches ou d’abricotine, en renversant, un peu, les clichés.

Freysinger commence son « show »

La campagne de Freysinger s’était appuyée sur une soi disant « sagesse trouvée à 52 ans». Oskar parlait de collégialité, de défense des droits des Valaisans. Sa campagne a fait mouche, 56’000 personnes l’ont soutenu. Bien joué l’artiste !

Mais après près de deux ans de campagne où Monsieur a dû se faire plus discret, s’éloigner des premières pages du Nouvelliste, éviter les coups de gueule, les grandes déclarations, se détacher de son image d’extrémiste de droite, Freysinger peut enfin respirer.

Premièrement, un « petit » drapeau bien placé dans son bureau, comme « simple décoration » parce qu’il « lui a plu ».  Un drapeau utilisé par les troupes d’Hitler à Munich, mais surtout par les nostalgiques du nazisme en Allemagne aujourd’hui. Freysinger, professeur d’allemand en dernière année de maturité gymnasiale (faut-il le rappeler) prétend ignorer cette symbolique.
Si on avait su qu’il était si limité en matière de culture historique allemande, on l’aurait peut être (encore) moins pris au sérieux en cours. La polémique est lancée. Mais elle se taira relativement rapidement. Trop vite à son goût peut-être.

Dès lors, notre nouveau conseiller d’Etat provoque à nouveau. Jeudi dernier, il affirme que les enfants « clandestins » ne devraient être scolarisés. Pire, les enseignants, étant des fonctionnaires d’un Etat de droit, devraient les dénoncer. Oskar a été trop loin. Les réactions se sont faites entendre partout.
Amnesty internationale ouvre le feu : « M. Freysinger, aucun enfant n’est illégal ».
Suivent les réactions du monde de l’enseignement et des départements cantonaux, dont notamment :
En Valais, Marylène Volpi Fournier réagit au nom de la Fédération des Magistrats, enseignants et Personnel de l’Etat du Valais qu’elle préside.
Au Jura, Elisabeth Baume-Schneider, ministre de la Formation de la Culture et du Sport condamne sévèrement les propos d’Oskar Freysinger.
A Genève, c’est Charles Beer, conseiller d’Etat chargé du département de l’instruction publique qui s’est exprimé.
Bref, le monde de l’enseignement, mais aussi du droit de l’enfance a été choqué. Et Oskar a fait marche arrière. Le lendemain, il affirme que les enfants de sans papiers doivent pouvoir aller à l’école librement puisque c’est le droit de l’enfant, et que leur dénonciation ne fait pas partie du cahier des charges des professeurs. Trop tard.

Oskar a prouvé à ceux qui pensaient qu’il s’était « assagi », qu’il ne s’agissait que d’une manœuvre politique, une campagne rondement menée.
Il fallait s’en douter.

120 » Présente la Suisse !

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Vincent Kucholl et Vincent Veillon

Vincent Kucholl & Vincent Veillon

La tournée des deux Vincent les plus connus en Suisse romande a débuté. Messieurs Kucholl et Veillon, qu’on ne présente plus, se sont lancés dans un format plus long que leur 120 secondes initiales présentées chaque matin sur Couleur 3. Leur spectacle, intitulé « 120 » présente la Suisse » dure une heure et demi et c’est une merveille.

Certains craignaient que le spectacle ne déçoive, que le principe de 120 » ne sache s’adapter à la durée d’un « vrai » show. Il n’en fut rien. Un équilibre délicieux entre les personnages que Kucholl a construit depuis août 2011, la prestation de Veillon, en parfait conférencier et les nombreux montages vidéo admirablement réalisés. Le spectacle a donc su éviter les pièges, pour présenter cette Suisse et ses habitants si particuliers. Entre les Suisses Allemands, travailleurs, plutôt patrons qu’ouvriers, qui décident tout, les Suisses-Italiens qui eux ne servent à rien, les militaires dans l’absurdité de leur rigueur, les drogués de la Riponne, les jeunes rapeurs, etc. le Valaisan trouve sa place. Navyboot serait embarrassé, le personnage n’étant pas du tout celui des « régions pauvres de montagne ». Ici, on ne peut que rire des stéréotypes valaisans, si bien moqués à travers Stève Berclaz.
Patron de Berclaz Construction à l’accent incroyable et bassiste dans un groupe de métal, on retrouve à travers lui les clichés que ce blog entendait ébranler. Un Valais qui rêve d’indépendance, renfermé sur lui-même, conservateur au possible, que ses voisins suisses emmerdent. Présentation en images :

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Un Valais pluriel

Des clichés qui nous font rire jusqu’aux larmes dans un théâtre, mais qui savent aussi agacer. Des idées reçues qui ont malgré tout un fond de vérité. Des stéréotypes, par nature généralisateurs. A prendre avec le sourire, sans pour autant oublier la réalité du Valais, dans toute sa diversité.

L’Ultimate Frisbee, un sport au spirit enviable

Header4« No break ! No break ! » « Nice throw ! » « Hard D guys ! »
Au bord des terrains de Dorigny, ça hurle en anglais, en français, en suisse-allemand ou en ‘québécois’.  Ça suit les joueurs, le long de la ligne pour les coacher en permanence. Puis ça court sur le terrain. Le point a été marqué, le changement de ligne se fait.

Bienvenue à Force Lake ! Le tournoi organisé chaque année par FlyHigh, l’équipe lausannoise d’Ultimate frisbee. Si ce week-end le soleil s’est montré timide, les joueurs, eux, étaient au rendez-vous : 120 maillots, français, allemands, italiens, anglais, canadiens, suisses (entre autres) qui s’affrontaient au bord du lac.
Aucune équipe d’Ultimate n’existe (encore) en Valais, mais la présence d’un joueur valaisan au milieu de cette diversité culturelle servira d’excuse pour présenter ce sport ici.

Flyhigh VS Radical Ultimate (Zürich), championnat suisse 2012.

Flyhigh VS Radical (Zürich), championnat suisse 2012.

On est bien loin de l’image que l’on pourrait se faire de lancers de frisbee sur une plage.  Un terrain de foot en longueur, un peu moins en largeur et seulement 7 joueurs par équipe pour le couvrir, l’Ultimate, c’est intense. Des équipes mixtes (!), aucun contact, pas de déplacement disque en main, des passes qui peuvent se faire vers l’avant comme vers l’arrière et une end zone où il faut amener le disque afin de marquer le point.

Mais l’Ultimate c’est bien plus que ça. C’est des tournois sur le week-end entier, où tous les participants partagent les repas et font la fête ensemble jusqu’au petit matin. Ils dorment quelques heures à peine, dans un camping ou des dortoirs communs avant de remettre leurs crampons.

Débriefing, ou "huddle" de FlyHigh et des Gnadelos (Zug), championnat suisse 2012.

Débriefing, ou « huddle » de FlyHigh et des Gnadelos (Zug), championnat suisse 2012.

C’est aussi un sport auto-arbitré, où les joueurs qui discutent les éventuelles fautes pendant le match prennent également le temps de mener un débriefing à la fin de chaque rencontre, tous ensemble.
On y soigne les relations et la bonne humeur, on évite les frustrations.
Dans ce monde-là, la passion du sport est incontestable. L’envie de gagner aussi, mais elle ne saurait empêcher le spirit of the game de primer. Belle leçon sportive.

Prochain rendez-vous : le tournoi de Talampaya du 18 au 20 mai au bout du monde, à Genève.

Le Valais, les Alpes et le sport

Le sport en Valais se résume un peu trop souvent au FC Sion. Club historique grâce à son invincibilité en finale de coupe, qui offre régulièrement des feuilletons judiciaires grâce à son cher et tendre Président, tous les Valaisans le soutiendraient. Peut-être.
Mais l’identité sportive valaisanne ce n’est pas que ça, loin de là. Le canton accueille notamment certaines compétitions à l’aura mondiale.
Petit tour d’horizon, sous le même format que celui adopté pour Portraits de Valaisans. Trois compétitions, trois styles, trois fiertés.

Le Grand Raid

Grand Raid dans la descente sur Grimentz

Figure 1 : Le Grand Raid

Cette course de VTT, qui organise sa 24ème édition le 24 août, se déroule dans les Alpes Valaisannes. Quatre parcours différents existent, entre Verbier et Grimentz. Le plus court « se contente » de 37 kilomètres, alors que le parcours complet s’étend sur 125 kilomètres, dont 5’025 mètres de dénivelé positif. On en parle comme un des plus longs et difficiles mountain bike tour au monde, difficile de le prouver. Reste que le parcours emmène les cyclistes jusqu’à 2792 mètres d’altitude, dans un cadre plutôt incroyable, tout en proposant aux spectateurs une multitude de « spots » pour aller admirer les courageux qui osent l’affronter.

Sierre-Zinal : La course des cinq 4000

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« Ce que le marathon de New York est au marathon, elle l’est à la course de montagne ».
Sierre-Zinal fêtera la 11 août sa 40 ème édition, ce qui fait d’elle la plus vieille grande épreuve de montagne en Europe.
Le parcours de cette course à pied, lui aussi au coeur des Alpes, se résume ainsi  : 31 kilomètres, 2200 mètres de montée, 800 mètres de descente.
Difficile de se rendre compte de ce que cela représente.
Illustrons le propos avec un seul nombre : 56 km/effort.
Seule l’ambiance à l’arrivée saura justifier l’effort.

La Patrouille des Glaciers

Figure 3

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La « PDG » comme on l’appelle. Légendaire. Organisée par l’armée suisse chaque deux ans, la course de ski alpinisme relie Zermatt à Verbier, via Arolla. Datant de la deuxième guerre mondiale (!), le grand parcours s’étend sur 53 kilomètres, équivalent ici à 110 km/effort. L’ampleur de l’événement se traduit également par le nombre de participants : en 2012, 1520 patrouilles étaient inscrites, soit 4560 participants.

Le Valais, c’est donc aussi ça. Des événements sportifs historiques au coeur des Alpes. Avis aux amateurs. Qu’ils aiment les challenges sportifs ou préfèrent encourager les valeureux,  le cadre naturel reste le même et l’ambiance à l’arrivée en vaut la peine.

Portraits de Valaisans

En Valais, c’est toujours les mêmes qui ouvrent leur clapet. On se voit donc surtout représentés par des Oskar Freysinger, Christian Constantin et autres Christophe Darbellay. Pourtant d’autres personnalités semblent à même de porter bien plus haut les étoiles valaisannes. Mini portraits de trois d’entre elles, remarquables dans leur milieu respectif.

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Figure 1: Mix & Remix, Saint-Mauriard

Mix & Remix

Très connu dans le monde de la presse en Suisse romande sous le pseudo « Mix & Remix », Philippe Becquelin publie des dessins d’actualité depuis 1984. Fidèle à l’Hebdo pendant 25 ans, il a quitté sa place pour rejoindre le Matin Dimanche en mars, ce qui lui a d’ailleurs valu la vedette dans un 120 Secondes. Ses illustrations seront également publiées en France et en Italie, dans des journaux tels que « Le Courrier international », « Lire », « L’Express », « Clés » ou « Siné mensuel » en France, ou encore l' »Internazionale ».
Un joli coup de crayon né à St-Maurice en 1958.

Alexandre Jollien 

Côté philo, on a également quelques perles. Alexandre Jollien est en effet né à Sierre, en 1975. Il découvre la philosophie à travers une oeuvre de Platon à l’âge de 18 ans. Cela l’amènera au Lycée-Collège de la Planta, puis à l’Université de Fribourg. Son premier livre, Éloge de la faiblesse, a été récompensé par le prix Mottart de l’Académie française de soutien à la création littéraire ainsi que le prix Montyon de littérature et de philosophie.

Alexandre Jollien, Sierrois

Figure 2: Alexandre Jollien, Sierrois

S’en suivent plusieurs ouvrages mais également des chroniques, qu’il écrit pour le compte de différents supports de presse, dont font partie Fémina, La Vie, le Nouvelliste ou encore l’Humanité. L’ensemble de son oeuvre a d’ores et déjà été couronnée par le Prix Pierre Simon « éthique et société ».
Mais Alexandre Jollien, atteint depuis sa naissance d’infirmité motrice cérébrale, c’est aussi une belle leçon de vie, entre joie et combat.

« Aujourd’hui, j’essaie de vivre à fond les trois vocations que m’a données l’existence : père de famille, personne handicapée et écrivain. »

Didier De Courten 

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Figure 3: Dider De Courten, Sierrois

Didier De Courten, c’est trois toques, 19 points au Gault&Millau et deux étoiles Michelin. C’est une passion incroyable pour la gastronomie, commencée par un apprentissage dans le restaurant où ses étoiles brillent désormais, le Terminus, à Sierre. C’est aussi un membre des Grandes Tables du Monde. C’est surtout un délice pour les yeux, un plaisir pour les papilles, accompagné de vins somptueux, le plus souvent valaisans. « De Courten », c’est aussi une Brasserie, qui partage la classe de sa cuisine et de son Chef avec le restaurant, mais qui offre un aperçu convivial plus accessible de la haute gastronomie.

 

A vos agendas !

Mai et juin, en Valais, c’est le stress. Tous les week end (ou presque) il faut choisir entre différentes manifestations aussi impressionnantes par leur envergure que par leur diversité.
Voici un aperçu des plus grands événements  (de loin pas exhaustif) à ne pas manquer  !

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Plusieurs fois par ans, les caves valaisannes s’associent à des manifestations afin d’ouvrir leurs portes et de vous faire déguster leurs petites merveilles. Cette semaine, c’est 14 caves, 21 cépages et plus de 210 vins à déguster, en outdoor, près du point d’eau des Iles. Le tout s’accompagnera évidemment de produits du terroir. Fête pour les papilles assurée !

Autrefois festival de Bds incontournable, le Sismics se transforme doucement en « festival d’images ». Si les concerts qui attiraient en grande partie le public ont été supprimés, la qualité se concentre aujourd’hui sur les expositions : courts métrages,  films d’animation, ou encore ateliers de créations artistiques, le tout, sans oublier la Bande dessinée.

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Son nom lui suffit. Ce rendez-vous sur un week-end met à l’honneur à la fois la vieille ville de Sion et le talent des artistes de rue. On vous propose ici de découvrir gratuitement une pluralité culturelle admirable. Jongleurs, magiciens, acteurs, clowns, musiciens,  et autres personnages non identifiés, la fête les réunit, profitez-en !

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Premier festival électronique en Valais central, la programmation de cette deuxième édition vient à peine de sortir. The BeatThiefs, le duo bernois Round Table Knights , Ivano Bellini…
Avis aux amateurs de DJs mondialement connus !

Une des plus grandes scènes open air en Suisse consacrée à la musique du monde. Elle propose cette année un programme délicieux pour célebrer ses 20 ans.
Hawaii, l’Inde, le Tibet, la Corse, la Macédoine, le Burkina Faso, le Valais (évidemment) le Mali, la Mongolie, l’Irlande, l’Argentine, l’Algérie, la Croatie, Madagascar ou encore Cuba (excusez du peu !) seront représentés musicalement. Le cinéma est également à l’honneur et tout aussi follement international.

Pour finir en beauté ces deux mois de soleil, le Festival au Bord de l’Eau vous attend à Géronde, pour fêter la musique groove, mais également les arts visuels. Streets art, pétanque, et activité aquatiques sauront cohabiter et vous charmer. Petit aperçu :

 

Contrer « Le Valais de la peur et du repli identitaire »

Résultat de la votation sur la  LAT, 3 mars 2013.

La Lex Weber a lancé les hostilités, la loi sur l’aménagement du territoire a enfoncé le clou. Quand tout un pays accepte une loi à l’exception d’un canton qui la refuse lui à 80%, le clash est clair.

Au mois de mars, les Valaisans ont alors voté le changement là où leur voix se fait entendre : chez eux. Ils ont décidé d’évincer le parti radical du gouvernement, pour y faire entrer Oskar Freysinger et avec lui, l’UDC. C’est historique. Des réactions se font entendre en Suisse, mais pas seulement. Plusieurs partis de l’extrême droite, en France et en Allemagne notamment, se disent ravis de la décision des Valaisans (d’une partie d’entre eux en tout cas). Ce n’est pourtant pas forcément l’extrême droite que les Valaisans ont élue. C’est une personne surtout, qui a notamment promis de défendre les intérêts des Valaisans et de leur canton. Freysinger n’est pas le seul à flatter cette identité Valaisanne qui s’est encore renforcée dernièrement. La création d’un Passeport Valaisan illustre parfaitement ce phénomène. Certains ont pourtant choisi de dénoncer un Valais qu’ils jugent être celui « de la peur et du repli identitaire »

La charte « VerSus 13 »

Un groupe nommé VerSus13 s’est en effet formé au mois d’avril, lançant dans la foulée une charte circulant sur le net. Constitué de 13 artistes et professionnels de la culture, il entend défendre un Valais « ouvert, moderne et curieux de l’autre ». La charte permet aux personnes qui ne se reconnaissent plus dans certains discours valaisans de déposer leur signature, en guise de contestation.

Ce groupe propose une approche qui me semble pertinente. Il ne renie ni la culture valaisanne, ni son importance dans le canton. Chaque membre s’en inspire d’ailleurs largement, dans ses travaux artistiques. Dernièrement, ils ont pourtant observé une réalité plus dérangeante : une radicalisation de la fierté valaisanne, une instrumentalisation de sa culture, dressée, comme une frontière, contre le reste du pays.

Certains médias y voyaient surtout une réaction à l’élection de Freysinger, qui convoitait le département de l’éducation et de la culture. Le groupe s’en défend. S’il a eu la formation, Oskar n’aura pas la culture. La pétition n’en a pas moins de succès, 1’740 signatures à ce jour, affirmant simplement que l’image du Valais doit savoir évoquer une culture et une fierté, mais uniquement de manière positive.