Freysinger commence son « show »

La campagne de Freysinger s’était appuyée sur une soi disant « sagesse trouvée à 52 ans». Oskar parlait de collégialité, de défense des droits des Valaisans. Sa campagne a fait mouche, 56’000 personnes l’ont soutenu. Bien joué l’artiste !

Mais après près de deux ans de campagne où Monsieur a dû se faire plus discret, s’éloigner des premières pages du Nouvelliste, éviter les coups de gueule, les grandes déclarations, se détacher de son image d’extrémiste de droite, Freysinger peut enfin respirer.

Premièrement, un « petit » drapeau bien placé dans son bureau, comme « simple décoration » parce qu’il « lui a plu ».  Un drapeau utilisé par les troupes d’Hitler à Munich, mais surtout par les nostalgiques du nazisme en Allemagne aujourd’hui. Freysinger, professeur d’allemand en dernière année de maturité gymnasiale (faut-il le rappeler) prétend ignorer cette symbolique.
Si on avait su qu’il était si limité en matière de culture historique allemande, on l’aurait peut être (encore) moins pris au sérieux en cours. La polémique est lancée. Mais elle se taira relativement rapidement. Trop vite à son goût peut-être.

Dès lors, notre nouveau conseiller d’Etat provoque à nouveau. Jeudi dernier, il affirme que les enfants « clandestins » ne devraient être scolarisés. Pire, les enseignants, étant des fonctionnaires d’un Etat de droit, devraient les dénoncer. Oskar a été trop loin. Les réactions se sont faites entendre partout.
Amnesty internationale ouvre le feu : « M. Freysinger, aucun enfant n’est illégal ».
Suivent les réactions du monde de l’enseignement et des départements cantonaux, dont notamment :
En Valais, Marylène Volpi Fournier réagit au nom de la Fédération des Magistrats, enseignants et Personnel de l’Etat du Valais qu’elle préside.
Au Jura, Elisabeth Baume-Schneider, ministre de la Formation de la Culture et du Sport condamne sévèrement les propos d’Oskar Freysinger.
A Genève, c’est Charles Beer, conseiller d’Etat chargé du département de l’instruction publique qui s’est exprimé.
Bref, le monde de l’enseignement, mais aussi du droit de l’enfance a été choqué. Et Oskar a fait marche arrière. Le lendemain, il affirme que les enfants de sans papiers doivent pouvoir aller à l’école librement puisque c’est le droit de l’enfant, et que leur dénonciation ne fait pas partie du cahier des charges des professeurs. Trop tard.

Oskar a prouvé à ceux qui pensaient qu’il s’était « assagi », qu’il ne s’agissait que d’une manœuvre politique, une campagne rondement menée.
Il fallait s’en douter.

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